Coupe du monde 2026 : pourquoi les résumés de beIN Sports sont si courts sur les réseaux sociaux ?

Match foot à la télé

Depuis le lancement de la Coupe du monde 2026, de nombreux supporters ont remarqué une particularité sur les réseaux sociaux de beIN Sports. Les résumés publiés après les rencontres ne dépassent pas une minute, même pour les matches les plus spectaculaires de la compétition. Une situation qui suscite l’incompréhension de nombreux abonnés, alors que la chaîne diffuse pourtant l’intégralité du tournoi.

Cette limitation concerne principalement les 54 rencontres co-diffusées avec M6. Pour ces affiches, beIN Sports est contractuellement autorisé à diffuser seulement une minute d’images par vidéo sur ses plateformes digitales. Résultat, même lors de rencontres riches en buts, comme Allemagne – Curaçao (7-1), les résumés doivent être fortement condensés.

La FIFA a durci les règles sur les contenus numériques

Contrairement au Mondial 2022 au Qatar, où la chaîne pouvait proposer jusqu’à cinq minutes d’images pour certains matches, les nouvelles conditions imposées par la FIFA sont beaucoup plus restrictives. Les diffuseurs disposent désormais d’une marge de manoeuvre réduite pour exploiter les images sur les réseaux sociaux.

Pour les 50 rencontres diffusées exclusivement par beIN Sports, la chaîne peut publier plusieurs clips distincts au fil du match. En revanche, chaque vidéo reste limitée à une minute, empêchant la création de résumés plus complets comme ceux que les supporters pouvaient consulter lors des précédentes éditions.

M6 bénéficie de droits plus étendus

La situation est différente pour M6. Le diffuseur en clair dispose de davantage de possibilités pour exploiter les images de ses matches. La chaîne privilégie néanmoins la publication des meilleures actions en quasi-direct sur les réseaux sociaux, tout en réservant des formats plus longs à YouTube et à sa plateforme M6+.

Du côté de beIN Sports, la frustration est également présente. Florent Houzot, directeur de la rédaction de la chaîne, estime que les ayants droit réclament davantage d’argent tout en accordant de moins en moins de liberté aux diffuseurs. Avec le décalage horaire du Mondial 2026, ces restrictions sont d’autant plus visibles que les supporters comptent souvent sur les réseaux sociaux pour rattraper les rencontres disputées pendant la nuit.