Le Paris Saint-Germain avait demandé le report de son déplacement à Lens afin de mieux préparer son quart de finale de Ligue des champions face à Liverpool, prévu entre le 8 et le 14 avril. Une stratégie déjà utilisée précédemment contre Chelsea, avec le report du match face au FC Nantes, accepté par Waldemar Kita au nom de « l’intérêt du football français ».
Mais cette fois, le RC Lens n’a pas voulu céder. Dès la victoire face à Angers, Pierre Sage s’est opposé à cette possibilité. « Nous, de base, on n’est pas d’accord. (…) On n’a pas à subir ces choses-là », a-t-il déclaré, dénonçant un traitement inéquitable.
Le club artésien a ensuite publié un communiqué ferme, pointant une dérive inquiétante. « Un sentiment préoccupant tend à s’installer : celui d’un championnat progressivement relégué au rang de variable d’ajustement », peut-on lire dans la prise de position du club lensois. Une critique directe visant les avantages accordés aux clubs engagés en Europe.
Une décision polémique
Malgré l’opposition de Lens, la décision finale appartenait au conseil d’administration de la LFP. Et le verdict est tombé : le report a été voté à l’unanimité ! Le match Lens-PSG, ainsi que Brest-Strasbourg, auront lieu le mercredi 13 mai, entre la 33e et la 34e journée, ne laissant que peu de repos aux lensois qui pourraient rejouer une finale de Coupe de France la semaine suivante si qualification en demi-finale contre Toulouse.
Dans son communiqué officiel, la LFP explique que cette décision vise à « permettre à la France de conserver sa cinquième place à l’indice UEFA ». L’instance ajoute également qu’un aménagement du calendrier lensois pourrait être proposé si le PSG se qualifie pour les demi-finales.
Une décision qui relance le débat sur l’équité sportive en Ligue 1, d’autant que Lens et le PSG occupent actuellement les deux premières places du championnat, séparés par un seul point. Le report de ce choc pourrait donc avoir un impact majeur dans la course au titre.