La fin de « Téléfoot » se précise très clairement. Selon les dernières informations du Parisien, l’émission mythique de TF1 devrait disparaître dans sa forme actuelle dès le 14 juin 2026, soit seulement deux jours avant l’entrée en lice de l’équipe de France à la Coupe du monde.
Des audiences encore solides… mais insuffisantes
Malgré une certaine érosion ces dernières années, « Téléfoot » continue de rassembler. Cette saison, le programme attire en moyenne 780 000 téléspectateurs chaque dimanche à 11 heures, soit 13,2 % de part d’audience.
Des chiffres honorables, mais visiblement insuffisants pour TF1, qui fait face à une transformation globale des usages et à une concurrence accrue des plateformes numériques.
Une décision avant tout économique
Derrière cette disparition, la logique est avant tout financière. En mettant fin à l’émission, TF1 espère économiser entre 5 et 10 millions d’euros.
Un choix stratégique dans un contexte où les chaînes cherchent à réduire les coûts de production, notamment sur les programmes sportifs devenus de plus en plus chers, en particulier à cause des droits d’images.
Vers un nouveau format le dimanche matin ?
La case du dimanche matin ne devrait pas rester vide. TF1 réfléchit actuellement à un nouveau programme omnisports, qui pourrait être présenté par Grégoire Margotton.
L’objectif serait clair : proposer un format plus large, moins coûteux et capable de toucher un public plus diversifié, en s’éloignant du tout-foot. Une tendance déjà évoquée en interne, avec la volonté de devenir une chaîne « de tous les sports » plutôt que centrée uniquement sur le football.
Téléfoot n’a peut-être pas dit son dernier mot
Si l’émission disparaît de TF1, elle pourrait toutefois renaître sous une autre forme, notamment sur la plateforme TF1+.
Une évolution qui s’inscrit dans la stratégie globale du groupe : basculer progressivement ses contenus vers le digital pour toucher une audience plus jeune et adaptée aux nouveaux usages. Après près de 50 ans d’existence, « Téléfoot » s’apprête donc à tourner une page historique… sans forcément écrire le mot fin.