Le phénomène continue de prendre de l’ampleur. Ce lundi, à l’occasion d’une conférence organisée par l’Association pour la protection des programmes sportifs (APPS), la Ligue de football professionnel (LFP) a dévoilé des chiffres particulièrement marquants sur le piratage de la Ligue 1.
Selon la LFP et sa société commerciale LFP Media, 59 % des fans de football consommeraient la Ligue 1 de manière illégale depuis le début de la saison 2025-2026. Un constat qui illustre l’ampleur du phénomène autour du championnat de France, alors que la compétition est diffusée légalement sur Ligue 1+ et beIN Sports.
La LFP souligne également que la Ligue 1 serait aujourd’hui la compétition la plus piratée dans l’Hexagone, dans un contexte plus large où 35 % de la population consommerait du sport illicitement sur écran. Des chiffres qui témoignent d’une banalisation croissante des diffusions non autorisées, malgré les dispositifs mis en place pour lutter contre ce type de pratiques.
Ces données proviennent d’une étude Ipsos commandée par LFP Media, réalisée auprès d’un panel de 3 000 personnes. D’après cette enquête, près de 2 millions de personnes pirateraient la Ligue 1 cette saison. Pour les instances du football professionnel français, cette situation représente un enjeu économique majeur.
Un manque à gagner énorme pour le football français
Douglas Lowenstein, directeur juridique de LFP Media, évoque en effet un manque à gagner de plusieurs centaines de millions d’euros pour Ligue 1+. Il estime également qu’environ un cinquième des fans de football en France refusent de payer pour regarder du football, un élément qui complique encore davantage la lutte contre le piratage.
Face à cette situation, la justice commence à multiplier les sanctions. La semaine dernière, le parquet d’Arras a ainsi sanctionné non seulement des fournisseurs de services pirates, mais aussi une vingtaine de leurs utilisateurs. Ces derniers ont reçu des amendes allant de 300 à 400 euros.
Ces condamnations traduisent une volonté plus ferme de s’attaquer à toute la chaîne du piratage, des diffuseurs illégaux jusqu’aux consommateurs. Reste à savoir si ces mesures suffiront à freiner un phénomène devenu massif autour de la Ligue 1.