La décision de la FFF de bouleverser le calendrier de la finale de la Coupe de France crée une véritable tempête. En avançant le match au vendredi 22 mai, l’instance du football français entre en conflit direct avec son diffuseur historique France Télévisions, déjà agacé par un contexte tendu autour des droits TV.
La finale de la Coupe de France ne se déroulera pas comme prévu. Initialement programmée le samedi 23 mai, elle devrait finalement être avancée au vendredi 22 mai. Une décision prise par la Fédération française de football pour répondre à une contrainte logistique majeure liée aux travaux du Grand Paris, qui entraîneront la fermeture de plusieurs lignes du RER.
Selon les informations révélées par L’Équipe, la FFF a informé ses diffuseurs, dont France Télévisions, de ce changement imposé par des raisons de « force majeure ». En effet, les lignes B et D, essentielles pour accéder au Stade de France, seront interrompues le samedi, rendant l’organisation du match extrêmement compliquée.
Le Stade de France reste la priorité de la FFF
Malgré cette contrainte, la Fédération reste attachée à l’idée d’organiser la finale au Stade de France. Son président, Philippe Diallo, l’a rappelé dans L’Équipe : « Il a une portée symbolique pour la Coupe de France (…) les équipes comme les supporters sont heureux de s’y retrouver ». Un argument fort qui justifie, selon la FFF, ce changement de date plutôt qu’un déplacement en province.
Ce choix ne passe pourtant pas du tout du côté de France Télévisions. Et pour cause : le groupe public doit déjà diffuser, ce même vendredi 22 mai, la finale du Challenge européen de rugby. Une situation explosive, surtout si un club français est qualifié, avec deux événements majeurs en concurrence directe.
D’après L’Équipe, les dirigeants de France Télévisions ont exprimé leur mécontentement face à cette décision, jugée problématique pour leur programmation. Même si aucune action juridique n’est envisagée, la frustration est bien réelle.
Un contexte de négociations déjà très tendu
Cette polémique intervient au pire moment. Les discussions autour du renouvellement des droits TV de la Coupe de France sont actuellement au point mort. France Télévisions, confronté à une pression budgétaire, souhaite réduire son investissement de 8 à 4 millions d’euros par an, une proposition refusée par la FFF.
Dans le même temps, beIN Sports a déjà prolongé son contrat jusqu’en 2030 avec une offre bien plus élevée. Résultat : les relations entre la FFF et France Télévisions se crispent dangereusement, et ce nouvel épisode ne risque pas d’apaiser les tensions.
La décision doit encore être validée officiellement, mais une chose est sûre : la finale de la Coupe de France 2026 fait déjà énormément parler, bien avant le coup d’envoi.